Cela fesait maintenant 45 minutes que bill courait, il courait dans les ruelles sombres de sa ville natale.
Essayant d'oublier, d'oublier le mal qui grandissait en lui.
Essayant d'effacer ces mots, d'effacer son regard...
Il l'aimait, plus que tout, plus que la musique, plus que ces parents, plus que tous ces fans qui pourtant lui avait apportés tant de bonheur, il l'aimait, plus que sa propre vie.
Plus rien ne comptait maintenant.
Il sentait son coeur se vider, se vider de toutes ses joies, pour les remplacer par une profonde tristesse.
Personne ne pourrais le retenir...
Il était plus de 23 heures et Bill courait toujours, toujours sans s'arreter,
Les larmes lui brouillaient la vue, son regard semblait vide.
Il n'y avait plus cette lueur petillante, qui brillait dans ce yeux.
Son corps ne tiendrait pas plus longtemps.
Il s'engouffra dans une ruelle sans issue, et se laissa glisser le long d'un mur.
Il laissa couler toutes les larmes dont il était capable,
Des larmes de tristesse, de souvenirs douloureux, d' amertumes, de melancolie...
Il voulait mourir, si celui qu'il aimait n'était pas à ses cotés, alors plus rien ne valait la peine d'etre vecue.
Bill se leva, puis se dirigea vers une porte qui donnait sur un escalier peu rassurant.
Il monta les marches, doucement, le regard dans le vide,
Arrivés en haut, il esquissa un leger sourire devant une pareille vue,
Il se trouvait en haut d'un immeuble, apparement abandonnés,
Le vent frais de decembre rejettais quelques unes de ses longues meches noires en arriere...
Il avança lentement vers le bord, où se trouvait le vide.
Les larmes recommençenrent à couler le long de ses joues creusés par la maigreur et la fatigue.
Il repensait à la derniere phrases qu'il lui avait dit...
Ces mots resonnait dans sa tête...
Bill, je.... je t'aime mais comme on aime un frere, tu sais trés bien que on n'a pas le droit... c'est impossible... je suis desolé, ne m'en veut pas, essaie de comprendre...
Bill ferma les yeux, quelques secondes seulement,
Comme pour s'empecher de pleurer... En realité, les larmes ne coulait plus...
Il repensa à Tom, à son amour pour lui, à se baiser, à cette nuit, à cette phrase, à comment aurais était sa vie avec lui...
Il repensa à l'époque où un sourire de Tom suffisait à son bonheur, il repensa à tous leur souvenirs,
Leurs anniversaires, leurs rires, leurs pleurs...
Il eut aussi une pensée pour le groupe et pour tous leurs fans,
Un sourire se dessina sur ses jolies lèvres, le dernier...
Dans ce silence glacial il chuchota un leger "je t'aime Tom, ne m'oublies pas..."
Puis se laissa tomber dans le vide...
Ce soir là, Tom n'arrivais pas s'endormir,
Il savait que bill n'allait pas bien et par sa faute.
Il voulait s'excuser, de lui avoir parler avec tant de lacheté...
Par peur du regard des autres, il avait fait souffrir Bill,
Il en était conscient,
Il se leva de son lit, avança en silence jusqu'à la chambre de Bill,
Il tourna la poignée, lentement, puis finit par ouvrir la porte entierement.
Il n'y avait personne, juste une lettre sur son lit.
Tom avait peur, peur de voir la realité en face, il pris la lettre,
Il tremblait,
Il ouvrit l'envellope de ses longs doigts agiles, et retira le mot qu'elle contenait.
Des larmes glisserent le long de ses pomettes rongés par l'inquiètude,
Il commença à lire:
Tom,
Je voulais te remercier de tous mon coeur,
Merci pour tous ses souvenirs avec toi,
Tu es la personne la plus importante à mes yeux et par pitié ne t'en veux pas,
A l'heure qu'il est, j'ai preferer tout arreter.
S'il-te-plait ne pleure pas, pour moi c'était la meilleure solution.
Je t'aime Tom, et te voir tous les jours sans pouvoir t'embrasser, sans avoir le droit de t'aimer plus que comme un frère, cela m'est impossible.
Tous cela me ronge depuis bien trop longtemps, je n'y arrivais plus...
Ne m'en veux pas de t'avoir quitter, je serais toujours là, dans ton coeur.
Et je serais toujours à tes cotés, continuez le groupe...
Tu peux me remplacer, fais sa pour moi,
Je veux que tu profite de ta vie, ne la laisse pas te consumer,
Promet le moi, Tom
Regarde à coté de cette enveloppe, il y a le bracelet que je portais toujours,
Tu te souviens?
C'est maman qui me l'avais offert pour mes dix ans...
Garde le, en souvenir de notre amour, bien plus que fraternel pour ma part.
Je t'aime Tom, ne l'oublie jamais...
Lorsque le jeune guitarriste eut finis de lire cette lettre, il se laissa retomber sur le lit de Bill,
Et pleura, pleura tous se dont il était capable...
EPILOGUE:
Cela fait maintenant un an que Bill avait mis fin à ses jours,
Tom, avait voulu continuer le groupe, en la memoire de son ange,
Il lui avait promis,
Il ne sortait jamais sans cette gourmette autour de son fin poignet.
Tom quitta son appartement, il fesait froid...
Il y avait un peu de vent, comme souvent un mois de decembre,
Il marcha silencieusement durant quelques minutes, puis il arriva devant un grand portail metallique.
Il l'ouvrit, puis marcha le long de cette sordide allée,
Il s'agenouilla et des larmes commencerent à couler le long de ses joues,
Il prononça un simple: Je t'aime puis repartit.
Laissant derriere lui cette stèle avec pour inscription:
Bill Kaulitz, decedé le 28 decembre 2006
A notre ange...